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Clément Rossat, un nouveau luthier spécialisé dans la guitare vient de s'installer rue des Clercs


Clément Rossat
Venu directement des Côtes-D'Arey, Clément Rossat, a posé ses valises à Vienne pour fabriquer des guitares. Il est installé depuis trois semaines, rue des Clercs où il propose des guitares haut de gamme, non loin d'un autre luthier, spécialisé, lui, dans les violons. Entretien.

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Clément Rossat, j’ai 28 ans et je suis artisan luthier en guitare.

Depuis combien des temps êtes-vous luthier ?
Je suis installé depuis quatre ans. J'ai travaillé pendant un an chez un luthier, j'ai ensuite effectué des stages chez d’autres luthiers. Cela fait six ans que je pratique ce métier.

Depuis combien de temps êtes-vous à votre propre compte ?
Depuis quatre ans aux Côtes-d'Arey. Cela fait trois semaine que j'ai ouvert mon atelier à Vienne.

Quel a été votre parcours avant la lutherie ? .
Au début, j'étais cuisinier... J'ai été aussi prof de guitare pendant une année, mais dans une école communale de musique. Ensuite, j'ai donné des cours particuliers. J'ai aussi travaillé dans le bâtiment...

Compliqué d'apprendre la lutherie ?
Oui, c'est un métier un peu complexe à apprendre. Soit on fait une école en France, en Belgique, au Canada ou en Italie. Soit, on se débrouille par ses propres moyens. Et vu que je n'ai pas fait d’école, je me suis débrouillé par mes propres moyens ! J'ai démarré chez moi, tout seul. J'ai commencé à élaborer des instruments ; puis, petit à petit j’ai travaillé chez des luthiers. J'ai été obligé de travailler parallèlement pour gagner de l'argent...

Qu’est-ce que vous attire dans ce métier ?
Le travail du bois, forcément. Moi-même étant musicien, c’est une vraie relation entre la planche et l’instrument. Je vais essayer de tirer le maximum des capacités du bois. Et ça m’aide pour certaines choses. Au niveau de la sonorité, du confort de l’instrument, c’est très important. Je ne suis pas forcement obligé de me référer à d’autres musiciens. Après, c’est très bien d’avoir d’autres avis parce que mon avis est bien évidemment très personnel.

Vous avez pratiqué votre métier aux Côtes-d'Arey. Pourquoi avoir choisi de venir vous installer à Vienne ?
Cela me permet une meilleure visibilité. Aux Côtes-d'Arey, je travaillais dans un hangar. Les gens ne me voyaient pas de la route. Personne ne passait devant mon atelier. C’est un village ! Il n’y avait pas des touristes. Je suis venu à Vienne pour la visibilité et pour développer mon activité.

Quel apport, le Festival de Jazz ?
Il permet de rencontrer des musiciens de Jazz et avec les organisateurs, j'ai eu la possibilité de présenter mes instruments. A terme, cela me permet aussi de construire un réseau et de communiquer pour montrer que si à Vienne le périmètre est relativement restreint, il existe aussi de vraies compétences.

Quels sont les prix des instruments que vous fabriquez ?
Ils débutent à 1 500 euros et ils peuvent monter jusqu’à 3 200 euros pour un modèle de guitare jazz haut de gamme.

Mes clients sont des musiciens à la retraite qui ont envie de se faire plaisir. Parce que peut-être ils ont un peu plus de budget qu’un jeune de 20 ou 25 ans. Mais j'ai aussi des jeunes qui ont envie de s’acheter un bel instrument qui sonne bien et est unique. Il n’y a pas vraiment d’âge, en fait...

Un dernier mot pour qualifier votre métier.. ?
Il faut être passionné pour faire ce métier. Parce qu’il faut admettre que ça prend du temps avant de gagner sa vie...

Propos recueillis par Jeannette Ngayila

Posté le 15/07/2017 par

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