Inquiétude autour de la succursale de Vienne de la Banque de France
La succursale viennoise de la Banque de France est installée Cours Romestang.
Après le Tribunal de Grande Instance, dernier départ annoncé de Vienne, sera-ce le tour de la succursale de la Banque de France installée cours Romestang ? Même si ce sujet revient périodiquement sur la scène locale, cette fois, l'inquiétude est à nouveau de mise.
Cette antenne économique de la Banque de France dotée de deux missions principales, le surendettement et la cotation des entreprises pour le Nord-Isère Nord-Isère, est menacée de fermeture : telle est l'affirmation d’élus du comité d’entreprise et de représentants des salariés.
« On ne sauvera plus la commission de surendettement viennoise, qui a fusionné avec celle de Grenoble, mais il faut alerter l’opinion publique sur le guichet », assurent-ils d'une même voix.
Vienne n'est pas seule. Deux autres succursales, Roanne et Cluses seraient également concernées en Rhône-Alpes.
Le député-maire, Jacques Remiller dans un communiqué a voulu répondre à cette inquiétude. « Aucune décision n’a encore été prise puisqu’il s’agit uniquement, selon le Gouverneur de la Banque de France, d’études préliminaires qui seront menées en 2012 sur les unités infra-départementales au regard des besoins de présence sur place et sans aucune précision de lieu », explique le premier magistrat viennois qui a d'ailleurs reçu en mairie des représentants du personnel pour évoquer ce dossier avec eux.
Et d'expliquer qu' « il s’est d’ores et déjà entretenu avec le Ministre des Finances. »
Le maire a en outre déposé une question écrite au Gouvernement et a demandé rendez-vous auprès du Gouverneur de la Banque de France.
Des actions qui illustrent bien que les salariés de l'antenne de Vienne peuvent avoir de réels motifs d'inquiétudes, même si, pour l'heure, rien n'est encore tranché. Il faudra, pour ce faire attendre que les prochaines échéances électorales soient passées.
Les élus de l'opposition, les conseillers généraux PS des cantons de Vienne Nord et Sud, Erwann Binet et Jacques Thoizet ont également apporté leur soutien aux salariés de la Banque de France. Un dossier qui prend donc aussi un tour politique.